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DIVEST VAUD

POUR QUE NOS RETRAITES RESPECTENT LA PLANETE

DIVEST ?

Arrêter d’investir dans la cause du problème climatique, les 200 entreprises cotées en Bourse qui possèdent les plus grandes réserves de CO2 de la planète : le Carbon Underground 200 (CU 200). Et investir à la place dans des secteurs plus neutres pour le climat. C’est le but du mouvement mondial pour le désinvestissement des entreprises d’énergie fossile.

Ce mouvement part du constat que le sous-sol contient de trois à six fois plus de carbone qu’il est possible d’en émettre si l'on veut contenir le réchauffement à 1,5°C ou à 2°C. Dès lors, il faut tout faire pour mettre un couvercle sur l'extraction de charbon, de pétrole et de gaz naturel.

Si les Etats se mettent à progressivement réguler l’extraction des énergies fossiles jusqu’à les interdire – les scientifiques calculent qu’il faudrait parvenir à zéro émission de CO2 d'origine fossile entre 2030 et 2050 –, les entreprises du secteur fossile – dont le CU200 – perdront toute leur valeur et leurs actionnaires leur fortune. C’est ce qu’on appelle la « bulle carbone ».

Ce risque est d’autant plus élevé que la communauté internationale s’approche d’un point de bascule politique : la pression pour enrayer les émissions de CO2 augmente et les alternatives aux énergies fossiles se développent, ce qui devrait encourager de plus en plus de gouvernements à adopter des politiques climatiques beaucoup plus musclées.

En mai 2019, plus de 1060 institutions dans le monde représentant 8'800 milliards de dollars ont affirmé ne plus investir dans l'industrie des énergies fossiles. Des villes comme Oslo et Copenhague, le fonds Rockefeller, le fonds souverain irlandais et la Banque mondiale ont pris le parti d’exclure toute l'industrie des énergies fossiles de leurs portefeuilles. D’autres n'ont pour l’instant exclu que le charbon. C’est le cas du réassureur Swiss Re, de la caisse de pension fédérale Publica ou de la Caisse de pension de l’Etat de Genève.

La BNS

La Banque nationale suisse gère l’une des plus grandes fortunes au monde. En 2016, un rapport des Artisans de la transition a montré qu’avec moins de 10 % de sa fortune placé à la Bourse des Etats-Unis, soit 61,5 milliards de dollars/francs (les deux monnaies sont à parité), la Banque nationale suisse (BNS) émettait autant de CO2 que la Suisse entière et contribuait à placer le monde sur une trajectoire de +4°C à +6°C de hausse de la température.

En 2018, un deuxième rapport des Artisans de la transition révélait la contradiction totale entre la politique d’investissement de la BNS dans le secteur des énergies fossiles et les intérêts et les politiques publiques de la Suisse. En avril 2019, après une intense campagne pour alerter la BNS, sa direction a demandé à adhérer au réseau des banques centrales pour le verdissement des systèmes financiers. C'est, au moins, un début.